YOGA ET L’EMOTION DE LA PEUR

Abhaya Mudra, le geste de la protection
Photo Yogarama

L’émotion de la peur est certes nécessaire.
Elle nous alerte et nous signifie que nous sommes en danger.
Cependant, dans notre société, cette émotion devient de plus en plus chronique et nocive sur notre santé.
Elle ne peut non plus être niée au risque de produire de plus grands troubles souvent insidieux.

Alors, Comment appréhender notre peur ?
Quoi faire de cette émotion ?


– Dans un premier temps il est important de ne pas la nier, de l’identifier.
La mettre à nu, la reconnaître et la chérir.
Cela passe par la pratique de certaines postures de yoga qui nous aident à mettre de la distance face aux événements, ainsi que des techniques respiratoires suivies de temps de méditation.
– Ces temps de pause nous invitent à remonter aux origines de l’émotion, elles peuvent être multiples :
La peur peut être liée à des traumatismes survenus lors d’une période de notre vie.
Elle peut remonter à notre lignée transgénérationnelle, un bagage que l’on porterait sur nos épaules.
Encore elle peut être reliée à l’inconscient collectif ou d’une origine karmique, nous signifiant un travail à effectuer.

Pour faire face à cette émotion, voici quelques pistes :

– Il est important de ne pas remettre constamment au lendemain les taches qui nous incombent.
En effet, pratiquer la procrastination augmente le risque de se retrouver débordé par une surcharge d’événements et de travail à effectuer.
– Aller à l’essentiel, ne pas s’encombrer du superflu, embarrasser nos journées de diverses activités, crouler sous toutes sortes d’ acquis matériels, intellectuels, spirituels.
Tous ces avoirs renforcent l’émotion de peur.
Ils mettent en avant la notion d’attachement et la peur de perdre.
– L’ayurvéda préconise également d’instaurer dans notre vie la dynacharia, la routine quotidienne.
Cela n’empêche pas d’accueillir l’imprévu, bien au contraire.
Etre stabilisé dans notre vie quotidienne nous aide à faire face aux contretemps avec beaucoup plus d’assurance.
La dynacharia comprend également le temps que l’on se consacre.
C’est un moment qui est vivement recommandé dans de nombreuses philosophies, psychologies et religions.
Ce temps ce nomme Sadhana en sanskrit, c’est une pratique qui permet de mettre de la distance face à ce qui se présente à nous , nous aide à agir et non réagir.
Un temps pour réfléchir, méditer.
Nous avons tous le temps de prendre 10 à 15 minutes par jour pour se pauser, respirer, méditer.
– Il est important de définir dans quel domaine nous nous sentons le mieux pour nous ressourcer.
En astrologie, c’est la Lune qui nous aide à identifier la maison où nous nous réfugions lorsque nous ne nous sentons pas en sécurité.
– Enfin dans la pratique des âsanas, les techniques posturales, il est bien de travailler sur l’ouverture et la fermeture de bassin, le siège des émotions.
Travailler la souplesse de la ceinture scapulaire pour libérer les peurs, nous ouvrir à la notion de liberté et de la joie intérieure.


Nous pouvons introduire les mudras dans notre séance comme Shunya mudra pour ne pas se laisser entraîner vers la dispersion et la confusion.
Encore Abhaya mudra, le geste de la protection qui nous aide à dissiper la peur et enfin Shanti mudra, la mudra de la PAIX.

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