Yoga et mai

Lorsque nous avons une pratique de yoga régulière, quand une discipline a été instaurée, un état d’équilibre s’installe quelque soit les situations environnementales.
C’est un état qui, par nos pratiques assidues, qui se nomme Sadhana en sanskrit, nous permettra de vivre pleinement l’harmonie et tout notre potentiel énergétique durant la saison prochaine, l’été.

Les sciences du yoga et de l’ayurvéda nous invitent à nous connecter au plus près de la nature, même lorsqu’elle est capricieuse.
Cela permet de ne pas engendrer plus de dualités en nous.

Durant la période Vata, qui correspondait à la période fin de l’automne et de l’hiver, nous avons orienté les pratiques de yoga pour développer notre regard intérieur et y redécouvrir notre être profond.
L’accent a été mis sur les postures d’équilibres, pour contenir les excès du dosha prédominant.
Les méditations nous ont guidé pour discerner nos qualités et nos défauts et pour faire rayonner, dans cette saison où l’obscurité était très présente, notre lumière intérieure.
Nous avons fait croître l’ouverture du cœur et le développement de notre personnalité.
La force et la confiance en soi ont été valorisées.

Toutes ces pratiques et introspections nous ont révélé que cette recherche d’équilibre est toujours au centre de notre vie, quelques soient les situations et les périodes. Par le mouvement incessant de la nature, nous ne pouvons que nous ajuster et accueillir, à moins de souffrir.
Cela nous a révéler que le maintien de l’harmonie, qui découle de notre équilibre physique et psychique, est précaire.

Cependant, nous faisons aussi l’expérience que par nos efforts fournis pour le maintien des Sadhana, ces états harmonieux peuvent être de plus en plus stables.
Et c’est à partir de cette stabilité que notre Être peut s’élever, grandir.
L’énergie croissante dans cette saison Kapha, nous guide pour atteindre les plus hauts états de conscience.
Ainsi, l’élévation nous invite à prendre encore plus de recul et développe le discernement de ce qui relève du permanent et de l’impermanent.
Définir de ce qui relève de l’Être et l’avoir.

A l’image de l’aigle royal, considéré comme le plus grand et le plus majestueux des oiseaux, symbolisant la force de régénération, nous avons cette possibilité, durant ce mois de mai, de nous élever encore plus haut, dans un espace silencieux.

Et de la même manière que l’aigle, doté de sa vue perçante observe ses proies, nous pouvons distinguer, avec la distance nécessaire, à la lumière du soleil, nos priorités.
Les bras et les jambes sont noués dans dans Garuda âsana, nous sommes immobilisés.
Un temps nous est donné pour nous arrêter, observer, discerner.
Nous pouvons transformer cette immobilité, renverser nos points de vue et s’engager vers notre stabilité intérieure plutôt que de nous appuyer sur l’équilibre du monde extérieur.
Cette stabilité, qui par la posture de L’aigle, nous invite à vivre l’instant, à Être, autrement notre équilibre sera rompu.
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