Halâsana

La charrue permet au paysan de retourner la terre afin de pourvoir l’aérer en vue de planter sa prochaine récolte et par sa fertilité, profiter des fruits de son labeur.
Le fruit du développement de soi.

A travers la posture de la charrue, l’adepte se place dans une posture où la colonne vertébrale et la moelle épinière sont étirées et tonifiées, le système nerveux se retrouve apaisé.
Ainsi l’énergie, le prana, peut se déployer augmentant la vitalité du pratiquant.
Halasana développe des potentialités latentes de créativité.

Travailler la terre avec une charrue primitive tout comme maitriser une asana demande de la vigueur, de la fermeté et de la rectitude.
Pour que notre vie soit fertile et riche, notre esprit a besoin d’être labouré, transformé.
Nous devons éliminer les racines de notre ignorance par le retournement de la terre et cultiver le discernement pour séparer les pensées saines des mauvaises herbes que sont la suffisance et la peur.

Pratiquer avec la profondeur de son coeur, Halasana induit le calme, stabilise le mental pour nous guider à travers les sillons de la vie.
Ainsi, nous nous libérons de toutes les convictions préconçues et pouvons nous cramponner à notre nouvelle terre par des racines profondes.

Par ailleurs la rectitude, la droiture peuvent être liées à notre rituel quotidien, La dinacharya.
Méditons sur le sujet, mettre en place une dinaharya, cela n’ implique t’il pas une sorte de lâcher-prise, d’abandon à Soi ?

C’est dans ces moments d’abandon que  » le faire « ,  » l’avoir  » laissent place à la fertilité du coeur, notre créativité.

« Le champs c’est le Dharma; les mauvaises herbes, c’est s’accrocher à l’existence terrestre; la charrue, c’est la voie conduisant à la sagesse, à l’ensemencement et à la récolte de fruits impérissables. »
Milarépa Yogi tibétain.

SOURCES: Hatha Yoga, le langage caché; Yoga et symbolisme.

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