Dhanurâsana

La posture de l’arc se réfère à l’arc de Shiva, le maître du Yoga.
Cette arme de défense et de combat incarne des qualités vertueuses telles que la vérité, le courage, la ténacité, la tempérance…
Celui qui manque de vertu ne pourra soulever l’arc.
Dans la mythologie indienne seul, Rama, symbole de courage, de loyauté et de vertu, fut capable de soulever l’arc de Shiva.
En accomplissant cet acte glorieux, il mérita d’épouser la princesse Sita.

Dans la posture finale, lorsque le corps est étiré à son maximum, l’adepte prend la forme de l’arc. Le corps représente l’arc lui même et les bras la corde.

Dhanura âsana, physiquement, assouplit la colonne vertébrale, régénère les disques intervertébraux et agit sur les viscères.
Il augmente le feu digestif et élimine les gaz intestinaux.
Sur un plan plus subtil, cet âsana stimule l’énergie au niveau de la cage thoracique et sur le plexus solaire où se situe Manipura chakra, le siège des émotions et de la personnalité.
C’est le centre où se situent le pouvoir et la volonté d’affirmation.

L’arc est une posture exigeante.
Trop tendu, nous risquons la blessure.
Trop distendu, l’arc ne pourra lancer la flèche, qui symbolise le chemin, et ainsi nous empêchera de nous engager sur notre voie.
Dans ces deux attitudes nous ratons la cible qui représente l’accomplissement de Soi.
L’accès à sa réalisation est conditionnée par des vertus morales comme la bienveillance et le désintéressement.

Dans la posture, lorsqu’on veut à tout prix la réaliser, le risque de se blesser est important.
Sommes-nous assez humbles pour accepter de ne pas aller au bout
de l’âsana ?
Sommes-nous capable d’écouter nos limites afin de viser ce que l’existence nous invite à atteindre et ne pas désirer plus que ce qui nous est offert ?
Sommes-nous prêt à combattre notre paresse pour développer
le courage d’être ?

Il nous faut faire un travail de discernement, vivéka, pour évaluer les nombreuses cibles qui sont à notre portée et de les différencier des objectifs désirés.
Notre concentration, dharana, doit être décuplée pour apprécier les diverses efforts nécessaires à la tenue de la posture.
Avec ces qualités développées, le courage et l’acceptation d’être ce que nous sommes réellement se révèlent nous permettant la véritable posture, nous guidant vers notre juste place.

Pratiquer ainsi la posture de l’arc quotidiennement aide à l’ouverture d’esprit tout en développant une unité d’Être.

Source: Yoga et symbolisme

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